Shampoing solide pour cuir chevelu gras

Aujourd’hui, on va parler d’un problème avec un grand P : le cuir chevelu gras ! Si vous aussi vous en êtes victime (n’ayons pas peur des mots), vous avez déjà du chercher des recettes miracles tout comme moi. Les cheveux gras, le cauchemar de mon adolescence… qui a continué une fois la puberté passée. Impossible de passer plus de deux jours sans shampoing. Et bien sûr à force de les laver, les longueurs ne faisaient que se dessécher… Je me demande bien combien d’argent j’ai pu dépenser pour tous ces produits « miracles ». En fait non ! Je ne veux même pas savoir ! Comment j’ai mis fin à ce cercle vicieux du produits toujours plus fort et toujours plus cher ? Allé je vous raconte tout étape par étape.

 

Etape n°1 : Produits nocifs ?

Pendant des années je ne me suis pas posée de question, comme la plus part des gens j’avais mon gel douche, mon savon spécial visage, mon gel intime, mon shampoing, mon après-shampoing et mon masque capillaire… Je viens d’une famille où chacun a sa propre bouteille, j’vous laisse imaginer le bazar autour de la baignoire ! Pas de culpabilité à avoir, ce bazar porte un joli nom « la société de consommation ». Depuis que nous sommes enfant, on nous répète au quotidien que tout cela est NE-CE-SSAI-RE. Mais je vais vous révéler un secret… Pas du tout ! Au contraire, toute cette artillerie de compèt’ coute cher, abîme notre corps, est dangereux pour notre santé et néfaste pour la planète.

Plus concrètement, les shampoings ordinaires et certains vendus comme « bio » comprennent :

  • Des tensio-actifs : ils représentent les produits chimiques qui permettent de faire mousser. En plus d’être allergisant, ils sont irritants pour le cuir chevelu ;
  • Du silicone : son principe est simple : faire briller le cheveux, le rendre lisse et glissant. Il est donc présent dans les shampoings, les masques, les après-shampoings… Il enrobe votre cheveu pour le rendre beau et doux ! En réalité il abîme énormément les cheveux et est nocif pour l’environnement et très certainement pour notre santé (les deux allant souvent de pair) ;
  • Les ammonium quaternaires et les PEG : ils sont présents dans les cosmétiques « sans silicone », malheureusement ils ne sont pas réellement mieux… ;
  • Les conservateurs : véritables produits chimiques, ils sont qualifiés de perturbateurs endocriniens c’est-à-dire qu’ils modifient la sécrétion de nos hormones, et celle des animaux en contact avec ces produits. Ils peuvent donc être à l’origine d’effets indésirables sur la santé en modifiant la croissance, le développement, le comportement et l’humeur, la production, l’utilisation et le stockage de l’énergie, le sommeil, la circulation sanguine et la fonction sexuelle et de reproduction.

Sympa non ?

 

Etape n°2 : Le tournant (trop) radical

Parce que je ne suis pas très modérée, quand j’ai voulu arrêter le shampoing j’ai cherché un moyen ULTRA-NATUREL !

Je me suis renseignée sur le « no-poo » qui consiste à ne se laver les cheveux qu’une fois toutes les trois semaines environ avec un mélange constitué notamment de bicarbonate de soude. Ca à l’air idyllique mais quand on ne peut se passer de shampoing pendant 48H, je pense que ça ne doit vraiment pas être facile…

En continuant mes recherches, je suis tombée sur l’article de Green Me Up qui a le don de me mettre dans la chanson « Wake me up » dans la tête pour plusieurs heures ! J’ai testé son shampoing à base de Ghassoul. Une fois le coup de main pris, il a été assez efficace pour espacer mes shampoings à trois ou quatre jours. Cependant, je me suis heurtée à plusieurs points négatifs. Le silicone est parti de mes cheveux laissant mes pointes rêches et cassantes… Obligé de couper un bon 10cm de cheveux ! Mais ce n’est pas la faute du ghassoul mais bien du silicone. Mon cuir chevelu a pris du temps à s’habituer et j’ai eu vraiment beaucoup de pellicules le premier mois. J’ai également eu une perte de cheveux qui a duré plusieurs mois (mais je ne sais pas si elle est due au ghassoul car elle est arrivée suite à une période difficile psychologiquement). De plus, le ghassoul représentait un budget conséquent pour mes petits revenus d’étudiante, me demandait une heure à chaque lavage et bouchait ma douche… Enfin, mon copain m’a demandé d’arrêter l’eau de rinçage au vinaigre de cidre, car je sentais « la vinaigrette ». Bref, trop radical pour mon quotidien il a fallu que je me tourne vers une autre alternative.

 

Etape n°3 : le shampoing solide

Il a donc fallu que je trouve un shampoing naturel, économique et rapide. J’aime ce côté « chimiste » des cosmétique fait-maison alors je me suis lancée dans la réalisation de mon propre shampoing solide. L’aspect ressemble à un savon mais avec des ingrédients spécialisés pour les cheveux ! J’en suis pleinement convaincu après un an d’utilisation alors je vous livre ma recette :

Les ingrédients :

  • 50g SCI (Sodium Cocoyl Isethionate) ;
  • 8g eau minérale ou eau du robinet chauffée à 100°C ;
  • 5g poudre de Sidr (blond.e) ou Shikakai (brun.e) ;
  • 5g ghassoul ;
  • 5g huile jojoba ;
  • 4g sirop d’agave ;
  • 1g soit 45 gouttes HE citron  ;
  • 1g soit 45 gouttes HE romarin cinéole.

 

Le processus :

Avant tout, il est nécessaire de désinfecter son matériel à l’alcool à 90°.

Faire fondre au bain marie l’eau, le SCI, l’huile et le sirop dans un bol en verre. Mélanger à l’ajout de chaque ingrédient avec une cuillère en bois ou un petit fouet. Il se peut que le mélange ne soit pas complètement homogène.

Une fois le mélange fondu et mélangé, hors du feu rajouter les poudres de ghassoul et de Sidr. Bien mélanger à nouveau. Rajouter ensuite les HE.

Mettre cette « pate » dans un moule en silicone de la forme de votre choix (ex : muffin). Tasser avec un torchon si vous souhaitez que le shampoing solide ait la forme de votre moule.

Mettre au congélateur pendant 30 min.

Démouler et laisser trois jours sécher sur un torchon.

 

Conseils d’utilisation :

Avant de passer sous la douche, il faut bien démêler ses cheveux.

Mouillez-vous les cheveux et les mains. Avec vos mains mouillées, frotter le shampoing solide. Appliquer cette mousse sur toutes les racines des cheveux (ne pas frotter directement le shampoing sur les cheveux). Reproduire jusqu’à ce que toutes vos racines soient mousseuses (ça peut demander de s’y reprendre 4 à 5 fois) et rincer.

/!\ Ne pas mettre directement le shampoing sous l’eau. Comme un savon, il se gorgerait d’eau et s’épuiserait plus vite.

 

Pourquoi ces produits ?

SCI : fait mousser et donne une texture crémeuse au shampoing. Le moins naturel de cette recette, mais le plus doux pour la peau dans sa catégorie. Le Sodium Coco Sulfate est plus agressif et donc à éviter.

Sidr ou Shikakai : poudres ayurvédiques, lavent et embellissent les cheveux, fixent la couleur pour les cheveux colorés. Elles sont optionnelles.

Rhassoul : poudre marocaine purifiante, idéal pour laver en douceur la peau et les cheveux à tendance grasse.

Huile de jojoba : donne de la brillance et de la douceur aux cheveux. Elle est l’huile idéale pour les cheveux gras.

Sirop d’agave : permet de donner de la souplesse et de la douceur aux cheveux.

HE citron et de romarin : idéales pour les cuirs chevelus à tendance grasse, lutte contre la chute de cheveux et les cheveux cassant, ternes ou abimés.

Variantes pour tous les types de cheveux :

Il possible de modifier/simplifier son shampoing solide, la recette de base :

  • 50g SIC ;
  • 8g d’eau (ou de thé/tisane suivant les propriétés) ;
  • 5g d’huile ou de beurre végétal ;
  • 8g poudre végétale

Si vous est satisfait.e d’une autre recette que la mienne, partagez la en commentaire.

 

Quelques points techniques :

① Il est inutile de mettre du shampoing sur les pointes des cheveux ! La mousse des racines glisse sur les pointes et les lave. Laver ses pointes directement les rend sèches et cassantes.

② Les cheveux graissent rapidement car le cuir chevelu est agressé. Il est donc inutile de faire deux shampoings lors d’une même douche, un seul suffit largement ! Cette petite astuce permet de moins agresser le cuir chevelu et donc d’espacer les shampoings.

Il est aussi recommander de garder ses cheveux gras quand on le peut (le week-end par exemple), le cuir chevelu s’habitue alors à être laver moins souvent.

③ Les cheveux ont besoin d’être régulièrement hydratés. Pour cela, il est nécessaire de faire des masques à base de produits naturels et appliquer de l’huile. Je vous parle prochainement de toutes mes astuces !

④ Gagner un jour entre chaque shampoing grâce au shampoing sec ! Il suffit de mettre en contact un gros pinceau à blush avec de la fécule (de maïs pour moi), tapoter pour enlever l’excédent. Ensuite, appliquer tout simplement sur les racines qui sont en train de graisser. Secouer la tête et/ou passez sa main dans les cheveux… Et vous êtes prêt.e !

Si vous avez les cheveux bruns : mélanger avec du cacao pour ne pas avoir de traces blanches.

/!\ Être précis.e et méticuleux.se quand l’on porte des vêtements noirs !

⑤Se brosser les cheveux régulièrement, une à deux fois par jour. Le sébum des racines glisse sur les pointes et ainsi les hydrater naturellement au lieu de s’accumuler aux racines.

 

Les avantages :

Son prix : environ 3€ pour trois à quatre mois.

Son efficacité : mes cheveux graissent moins vite  qu’avec des shampoing conventionnels.

Sa mobilité : enveloppé dans un gant de toilette, il est petit et ne risque pas de se renverser dans la trousse de toilette (pour les miss catastrophe comme moi).

Son côté écolo : même si je suis bien consciente que certains produits viennent de loin (et donc ont un impact carbone), ce shampoing n’a pas de bouteille plastique et le SCI est le seul produit chimique.

Sa personnalisation : il est possible de l’adapter à volonté et de trouver votre propre recette. De plus, vous serez fier.ère d’avoir réaliser votre propre shampoing.

Les inconvénients :

Moins de brillance : évidemment sans tous ces produits chimiques, le cheveu n’est pas aussi brillant et soyeux qu’avec un shampoing du coiffeur. Pour les cheveux longs, il faudra donc faire des masques et des bains d’huiles pour nourrir le cheveu.

Le SCI controversé : la fabrication du SCI engendrerait de la pollution cependant il serait biodégradable… A ce jour, je ne connais pas de tensio-actifs capables de faire mousser en étant parfaitement clean pour l’environnement donc je garde cette option. Mais si vous connaissez des alternatives, partagez les moi en commentaire bien sûr !

 

 

Les sites qui m’ont inspirés pour cet article et cette recette :

https://www.biocoiff.com/produits-capillaires-ingredients-toxiques-eviter/

http://green-me-up.com/2014/02/ma-routine-beaute-green-troisieme-partie-les-cheveux.html

https://fairycosmetik.com/2016/01/29/le-sci-et-moi-le-pour-et-le-contre/

https://www.aroma-zone.com/

https://beautysurvivalism.wordpress.com/2014/11/08/le-shampoing-solide-homemade-la-recette-de-base-2/

http://naturellementlyla.com/le-shampoing-anti-frisottis-qui-favorise-la-pousse-du-cheveu/

 

 

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